La Roulette Végétale

[News] Salut la Terre et les terreux !

By Stefan - samedi 16 février 2013 No Comments

Bonjour les Terriennes et les Terriens !
Je ne publie pas trop en ce moment, voire pas du tout, faute à pas de temps on dira... Ceci dit, j'essaie de maintenir les réseaux sociaux à jour et actifs tels que la page Facebook, Twitter ou moyennement Scoop-it qui est pourtant un très bon format ! Il me semble d'ailleurs que nous passons plus de temps sur ces réseaux que sur les blogs.
Les internautes ont-il encore du temps à consacrer à la lecture d'un dossier, au visionnage d'un reportage ? Oui, ils l'ont ! maintenant le veulent-ils ?

Même sur facebook, par exemple, puisque c'est Le réseau social en France, j'ai l'impression que si l'info véhiculée dépasse 5 lignes, peu de personnes la liront :) Je prend exemple sur les commentaires que je peux avoir, des réactions à chaud ou l'on s’aperçoit que le lecteur n'a pas dépassé le cadre du titre...
La page Facebook a dépassé les 300 membres et Twitter également ! Espérons toucher au moins 10 personnes! Déjà que Mr Zuckerberg limite la diffusion des posts a 10%, ça va pas être facile :) Finalement, je préfère Twitter mais trop peu utilisé, dommage. Le format idéal pour communiquer aujourd'hui serait surement une image et un texte ne dépassant pas 50 caractères ! Bien sur je généralise, mais je le pense vraiment.

Enfin Bref ! Puisque vous êtes là, voici quelques sujets qui ont ponctués ma semaine.

La Surconsommation : vidéo

Image provenant du film Samsara : Samsara est un mot tibétain
qui signifie la roue de la vie, un concept à la fois intime et
vaste, qui définit l'âme de chacun.


Malhorne Tome 2 Les Eaux d'Aratta - Jérôme Camut : extrait

Salut la Terre et les terreux !

Vous écoutez crassement mon 440e bulletin d'informations.
Je me suis offert un billet pour la station spatiale. Ça m'a coûté un max mais je m'en fous. Le huitième ciel, c'est le pied. Et pouvoir tous vous regarder d'un seul coup d'œil, j'adore ! Ça me donne l'impression, en fermant les yeux, que vous disparaissez tous. Et ça, je connais pas d'idée plus excitante ! Retour à la virginité morale. Une terre sans hommes, sans femmes, sans péché originel, sans pluies acides, sans révolution industrielle, sans vous, sans moi, sans Dieu.
Je sais pas s'il y en a parmi vous qui ont déjà fait un safari-photo ?
Moi, j'en reviens tout juste. Et je peux vous dire une chose, c'est que j'ai pas usé trop de pellicules !
J'étais avec une bande de zozos fringués en touristes qui se gargarisaient de fouler une terre sauvage parcourue de dangers.
On n'a pas vu un seul lion. Il n'y en a plus dans ce parc. Ni dans celui d'à côté, d'ailleurs. Ni de guépards ni de hyènes.
Si vous voulez voir des bestioles dans le genre sauvage, vaut mieux aller au zoo. C'est moins cher et plus sûr.
J'ai pu mitrailler une dizaine de zèbres importés d'Afrique occidentale, quelques gazelles apprivoisées et des chimpanzés qui nous regardaient curieusement. J'ai eu l'impression de lire dans leurs yeux la grande satisfaction qu'ils éprouvaient de ne pas appartenir à la même espèce que nous. Juste de vagues cousins.
Du danger, il y en avait, mais pas là où ces crétins humides le pensaient. C'est la bouffe et l'eau qui te tuent, là-bas, en moins de quarante-huit heures. Mais pas les animaux, y'en a plus.
J'ai donc décidé d'observer une minute de silence à la mémoire des espèces disparues grâce à nos bons soins depuis une centaine d'années. Regarder la planète d'ici, à vingt mille kilomètres d'altitude, ça me donne l'impression d'observer un immense cercueil.

Australopithèque, paix à son âme.
Loup des Falkland, paix à sa race.
Lion d'Afrique du Nord, paix à sa race.
Gorille, paix à sa race.
Tigre de Bali, pélican blanc, lémurien géant,
baleine bleue, crocodile du Nil, bison,
condor de Californie, rhinocéros, paix à vos races.

Je continue ? Parce que je n'ai cité que des bien gros, des bien visibles. Ceux qui vous font venir l'envie de les toucher au zoo.
Sinon, j'en ai des caisses parmi les poissons et les insectes. Mais ceux-là sont un peu plus répugnants.
Pourtant, pourtant…
Une espèce animale disparaît chaque semaine. Ça n'a l'air de rien. Ça se passe dans le silence. Ces braves bêtes disparaissent sans un cri.
Heureusement, il reste la flore, mais là aussi, le chantier humain progresse bien.
À quoi ça sert à ton avis, la flore ? Excepté à faire pousser des fleurs pour que tu puisses les offrir à ta gonzesse avant de l'emballer ?
Une réponse intelligente, peut-être ?
Ça marche là-dedans ?
À fabriquer l'oxygène qui nous permet de vivre et de vieillir.
Il en part en fumée l'équivalent d'un terrain de football toutes les minutes. Forêts, steppes, savanes, et tutti quanti. La superficie d'un terrain de foot à la minute. Ça fait une belle propriété à l'heure. Et dans la journée, je t'en parle même pas. La terre est grande, tu dis ? Peut-être, mais ça fait quand même pas loin de quinze kilomètres carrés par jour. Le désert grignote gentiment, mais tu peux lui faire confiance, il ira au bout, jusqu'à la mer, si on n'y met pas un peu du nôtre.
Y'a bien que l'homme qui soit pas menacé d'extinction.
Ça coupe ! Ça couine ! Ça fend des derches !
L'homme est aussi baiseur qu'un lapin. Il se retrouverait tout seul sur une île déserte, il se taperait encore les souches.
Salopard !
Savez-vous, mes trésors, qu'à l'heure où nous parlons, chaque seconde voit naître cinq chérubins et disparaître trois vieux inutiles.
Rendez-vous bien compte de ces chiffres. Laissez-les traverser le filtre de la raison. Faites-les descendre au niveau de vos tripes, au niveau de vos sens. Chaque seconde, cinq couples connaissent la chose la plus merveilleuse de leur existence. Enfin, ça, c'est ce qu'en disent les belles-mères. Celles qui se sont pas fait écarter le bassin depuis au moins une vingtaine d'années. Elles ont oublié, elles ont sublimé. Du coup, ça compte pas vraiment.
Et chaque même seconde, trois familles apprennent une catastrophe irrémédiable.
Goooooooal !
Éros 5. Thanatos 3. Victoire écrasante de la vie. Triomphe des gonades. Succès édifiant du grand baisodrome du samedi soir d'il y a neuf mois !
Mais tout ça nous mène où ?
Des suggestions, peut-être ?
Alors, les crasseux, ça roupille !
Ah ! Un mail de S. Kristoferson, du Montana. Cher monsieur Nemo, votre exposé nous conduit directement aux questions épineuses liées au logement. Mais quand le bâtiment va, tout va.
Moyen comme réponse. Et je n'ose pas dire médiocre.
Je donne trois sur dix. Pas mieux. Banane ! Si ce n'était qu'une bête histoire de toit à se mettre au-dessus de la tête, on rigolerait bien.
Un résultat de plus deux humains par seconde, c'est le problème insoluble que nous devons pourtant régler. Sinon, ça va péter ! Je me tue à vous le dire depuis des années.
Ça porte l'accroissement de la population à cent soixante-treize mille bouches de plus à nourrir par jour. Ça en fait des hectares de terre à cultiver ! Ça en fait des mètres cubes d'eau potable à puiser !
Soixante-trois millions de culs supplémentaires à torcher par an ! Ça en fait des milliers de tonnes de couches à fabriquer. Et à éliminer après.
Mais on continue ! On se reproduit, parce qu'il n'y a probablement rien de mieux à faire.
Le plus important sur la terre, c'est pas l'homme.
C'est la terre. Faut pas réfléchir bien longtemps pour s'en rendre compte. De là où je vous parle, ça semble une évidence.
Elle est belle, cette putain de planète.
Elle me fait penser à un bijou. Ça brille. C'est beau.
L'homme, par contre, ça me fait penser à Marathon,
Hiroshima,
Nagasaki,
Bagdad,
Stalingrad,
Treblinka,
Little Big Horn,
Et encore, je vous parle d'organisations de grande ampleur.
Mais aujourd'hui…
N'importe quel petit con un tant soit peu doué en informatique peut dorénavant bousiller les codes de protection d'un État. Et foutre un beau bordel.
Internet, l'ultime espace de liberté. Le plus grand lupanar jamais créé, oui !
Mais touche pas à mon site, ducon ! Parce que je t'arracherai les couilles, merdeux ! Et je les enverrai à ta mère ! On l'appellera Jocaste. Et je lui tendrai personnellement le poignard avec lequel elle s'éliminera. Bon débarras et au suivant !
Plus la violence individuelle monte en puissance, plus les sociétés se ramollissent. Elles deviennent vertueuses, tolérantes, humanistes…
Le fruit est pourri ! Et quand un fruit est pourri, il faut le jeter, sinon il contamine tous les autres. Ce n'est qu'une question de temps. Plus il fait chaud, plus c'est rapide ! Et notre mode de fonctionnement frise les canicules tropicales, ces temps-ci !
Les prisons du monde vertueux sont le meilleur endroit sur terre pour se former aux techniques de délinquance. Toutes. Et surtout les meilleures. Allez y faire un tour de temps en temps. Ça rince l'esprit ! C'est motivant. Si tu veux pas te faire enculer à longueur de journée, t'as intérêt à devenir utile.
Qui sommes-nous ?
Qui êtes-vous ?
Huit milliards de consciences qui n'agissent que pour elles-mêmes. Ou pour un cercle d'intimes très réduit.
Imaginez le potentiel de l'humanité si nous faisions ensemble. Et je ne parle pas de faire caca, bande de loqueteux indécrottables !
Réfléchissez à ça !
Bon, faut que je vous quitte. Je dois rendre le canal.
Comme d'habitude, je n'ai qu'un seul regret, c'est que l'humanité ne soit toujours pas en voie d'extinction. Mais je le répète : tout ça finira mal !
Salut, les bouffeurs d'illusions. Vous avez cautérisé votre conscience en regardant Nemo on the Net. Ça pourra aller jusqu'à la semaine prochaine. D'ici là, que les militants militent, les mourants s'appliquent, et les obèses éclatent.
Quant à votre serviteur, il tirera la chasse !
Tchao !

Mes Whoopies

whoopies vegetalien
Whoopies maison

Bon Week-end chez vous !

No Comment to " [News] Salut la Terre et les terreux ! "